
Le projet Balance Ton Short
- Le concours de courts-métrages : Cette compétition est ouverte à une large catégorie de publics, des écoles de cinéma aux maisons de jeunes, à tout le monde. Elle se concentre sur le format « très court » : deux minutes maximum pour élaborer un projet (fiction, documentaire, animation 3D ou stop-motion) autour de la thématique du « film qui dérange ».
- L’exposition d’affiches dynamiques : En parallèle du concours, les étudiants de Saint-Luc et de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai présentent des « affiches décalées ». Ces créations revisitent des visuels de films classiques ou engagés en y intégrant une dimension numérique innovante.
- L’innovation technologique : La particularité de certaines de ces affiches réside dans l’utilisation de la réalité augmentée. Via une application, l’affiche prend vie sous les yeux du spectateur, tant au niveau visuel que sonore, offrant une expérience immersive inédite.
- Un reflet de la société : Les œuvres présentées lors du concours abordent des sujets sociaux et politiques percutants, tels que le harcèlement, la pollution ou encore le quotidien des personnes sans-abri.
Fiche technique & Protagonistes
- Intervenant : Thomas Boucart, professeur en Arts Numériques à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai.
- Public concerné : Jeunes créateurs, étudiants en écoles d’art et associations locales. Mais toute personne ayant un message dérangeant d’utilité publique ou drôle également.
- Thématiques : Droits humains, enjeux sociaux, innovation numérique et liberté d’expression.
- Contexte : Une initiative majeure du RAMDAM Film Festival pour favoriser la rencontre entre le public et la nouvelle génération de cinéastes.
Le cinéma comme miroir des préoccupations sociales
Thomas Boucart explique au micro d’Audry que le concours Balance Ton Short fonctionne comme un véritable baromètre de la société actuelle. Les films de moins de deux minutes permettent une expression directe et souvent radicale sur des thématiques qui « dérangent ». Des messages politiques assumés aux dénonciations sociales plus discrètes, les participants utilisent ce format court pour interpeller le spectateur sur des réalités parfois brutales, comme la vie en rue, tout en démontrant une maîtrise technique impressionnante.
L’art numérique au service de l’affiche de cinéma
L’entretien met en lumière la synergie entre les différentes écoles d’art de Tournai autour de l’exposition d’affiches. Ce travail sur l’image fixe, enrichi par la réalité augmentée, permet aux étudiants de s’approprier les codes du cinéma tout en explorant les possibilités offertes par les nouvelles technologies. Pour Thomas Boucart, il est essentiel que les futurs artistes se confrontent au cadre d’un festival international pour valider leur démarche et rencontrer leur public dans un esprit de convivialité et de partage.
Transcription intégrale
Audry (Un Mic Une Cam) : Bonjour les amis, on est toujours ici au RAMDAM Festival pour ces Un Mic Une Cam un peu spéciaux, et je vois passer Thomas Boucart. Thomas, est-ce que tu as deux petites minutes pour nous ?
Thomas Boucart : Mais avec plaisir !
A. : Thomas, tu es prof aux Beaux-Arts ?
T.B. : Oui, dans l’option Arts Numériques à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai.
A. : Avec toi Thomas, on pourrait parler de quoi ?
T.B. : Et bien on peut parler de pas mal de choses, mais notamment le concours « Balance Ton Short ».
(Jingle)
A. : Thomas Boucart donc, responsable de « Balance Ton Short ». C’est quoi ?
T.B. : C’est assez simple, c’est un concours de très courts-métrages. C’est une catégorie spécifique de moins de deux minutes. Deux minutes maximum, générique compris, pour élaborer son projet, son film, qui peut être soit du docu, de la fiction, du court-métrage d’animation, de la 3D, de la 2D, du papier découpé, du stop-motion… vous faites ce que vous voulez du moment que la thématique est respectée, qui est de faire un film qui dérange. Toutes les thématiques sont bonnes du moment qu’on a une idée derrière la tête.
A. : Quels sont les réalisateurs qui participent ? Quelles sont les thématiques ?
T.B. : C’est finalement un reflet de la société. Comme il y a des écoles de cinéma, des particuliers, des maisons de jeunes, des associations, des CEC, ateliers, maisons de la culture, etc., il y a vraiment une catégorie très large de public qui participe, adultes ou en devenir. Forcément des thématiques reviennent, qui sont le reflet direct de ce que les jeunes vivent actuellement : harcèlement, pollution, toute une série de catégories.
A. : Des messages politiques aussi ?
T.B. : Évidemment, parfois assumés pleinement, d’autres un peu plus discrets. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles ce concours existe avant tout, c’est justement pour laisser la possibilité à tout un chacun de s’exprimer de manière très large. Je vais donner un exemple : il y a une thématique abordée autour de personnes sans-abri qui ont un vécu et un passé lourd, ce sont des personnes actuellement en rue qui se sont essayées à l’exercice de réaliser un court-métrage.
A. : Il y a aussi un vernissage pour une exposition ?
T.B. : Oui, le lundi 19 à 17h à Imagix Tournai. Ce sont des jeunes à la fois de Saint-Luc et de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, donc en école supérieure des arts, qui se sont essayés à ce qu’on appelle les « affiches décalées ». L’idée c’était de reproduire des affiches de cinéma sur la thématique du film qui dérange. La particularité de certaines de ces affiches, c’est qu’elles sont également en réalité augmentée.
A. : Ça veut dire quoi ? On a un QR code ?
T.B. : On installe une application, on passe devant l’affiche et à ce moment-là, l’affiche prend vie au niveau sonore et visuel.
A. : Est-ce que c’est important pour les écoles de se montrer comme ça dans un festival ?
T.B. : C’est plus qu’important, il s’agit de culture, de rencontre. C’est un festival qui est très riche et pour des étudiants en école supérieure d’art, c’est inévitable de passer par ici.
A. : On rappelle la date et l’heure Thomas ?
T.B. : Le samedi 17 à 14h pour le concours et le lundi 19 à 17h pour l’exposition, dans le cadre du RAMDAM Festival.
A. : Un tout grand merci Thomas Boucart !
T.B. : Je vous en prie, merci.
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